César FRANCK - mélodies

Catherine DUNE, soprano - Patrick DELCOUR, baryton - Jean SHILS, piano Franck : Mélodies (World Premieres) - Collection Franck Heritage - De nombreux inédits se trouvent sur ce disque, certaines partitions étant encore à l'état de manuscrits au moment de l'enregistrement.

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Quelle place occuperait César Franck (1822-1890) dans le paysage musical si sa production, comme celle de son disciple Henri Duparc, se limitait à un bouquet de mélodies et à quelques duos ? Assurément pas la première, est-on prêt à répondre. Voilà qui mérite examen. Car en dehors de Nocturne ou de La Procession, connaît-on réellement ces mélodies éclipsées, comme tout l’œuvre vocal de Franck d’ailleurs, par les pièces d’orgue, le Quintette, la Sonate pour violon et la Symphonie ? A l’écoute de cet enregistrement, beaucoup auront la surprise de découvrir un aspect trop méconnu de l’auteur des Béatitudes qui, loin de n'écrire que sous la dictée des anges, demande en priorité à Victor Hugo de lui prêter le soutien de ses aspirations les plus nobles et de ses élans les plus tendres. 
Aux mélodies éditées s’ajoute un important inédit, A cette terre où l’on ploie sa tente (V. Hugo, 1847) qui vient rehausser un ensemble dans lequel la courbe de l’évolution artistique de Franck s’inscrit entièrement#. C’est une romance (perdue) écrite à l’âge de treize ans qui marque les débuts du compositeur; ce sont des mélodies qui, cinquante-cinq ans plus tard, marqueront presque le terme de sa carrière.
Les dédicaces éclairent le contexte dans lequel ces pièces vocales ont été écrites et diffusées. Les douze premières mélodies sont destinées au cercle familial, particulièrement à celle que Franck appelait « ma plus aimable cousine », Claire Brissaud. A partir de 1870, ce cercle s’élargit. Les noms d’élèves chers (Alexis de Castillon, Albert Cahen °) et d’interprètes (Pauline Viardot, Marie Trélat) apparaissent sous les titres. Bien avant d’être publiées, ces mélodies ont été connues par des copies. L’une d’elles, conservée aujourd’hui à la Bibliothèque royale de Bruxelles, fut offerte en 1861 à Cosima von Bülow qui goûtait fort l’originalité de cette musique. Le cadeau n’était pas tout à fait désintéressé, car Franck espérait faire publier ces morceaux - qu’il appelait volontiers ses lieder - en Allemagne. C’est finalement l’éditeur parisien Richault qui publiera en 1862, avec de jolis frontispices lithographiés, sept de ces premières mélodies auxquelles Franck tenait beaucoup.La mélodie est le seul domaine dans lequel Franck se montre véritablement précurseur avec Gounod et Lalo. Plus qu’eux encore, il a assimilé l’héritage de Schubert, son musicien préféré. Mieux qu’eux et avant eux, il a ressenti le besoin de se libérer du formalisme strophique de la romance. D’une manière générale, Franck généralise le climat et le sens du poème plus qu’il n’en spécifie les images. Cette particularité qui relie la mélodie à la musique de chambre (ce que souligne le violoncelle qui peut se joindre au piano dans Le Sylphe, poésie d’Alexandre Dumas, composé vers 1845) provient peut-être de ce que Franck laissait à des amis ou à des élèves, plus férus de littérature que lui, le soin de choisir les textes qui pourraient lui convenir.

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César FRANCK - mélodies

Catherine DUNE, soprano - Patrick DELCOUR, baryton - Jean SHILS, piano Franck : Mélodies (World Premieres) - Collection Franck Heritage - De nombreux inédits se trouvent sur ce disque, certaines partitions étant encore à l'état de manuscrits au moment de l'enregistrement.

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